revue de presse du handicap

revue de presse du handicap

26 juin 2009

Projet de loi:ratifiant convention des personnes handicapées

Projet de loi autorisant la ratification de la convention relative aux droits des personnes handicapées, n° 1777 :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/projets/pl1777.asp

Posté par gwmdjpp à 17:50 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 juin 2009

Conseil des Ministres:Convention relative aux droits des personnes handicapées

Convention relative aux droits des personnes handicapées

24.juin2009

Le ministre des affaires étrangères et européennes a présenté un projet de loi autorisant la ratification de la convention relative aux droits des personnes handicapées.

Les Nations Unies recensent 650 millions de personnes handicapées à travers le monde, soit environ 10% de la population mondiale. Celles-ci font partie des personnes les plus marginalisées. Ainsi, on estime que 20% des personnes les plus pauvres au monde sont handicapées. 80% des personnes handicapées vivent dans les pays en développement. Dans ces pays, 98% des enfants handicapés ne vont pas à l’école et le taux d’alphabétisation des personnes handicapés ne dépasse pas les 3%.

L’objectif de cette convention, signée par 139 pays, est d’assurer aux personnes handicapées la jouissance effective des droits déjà reconnus à toute personne en droit international.

Question écrite avec réponse:

http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-41860QE.htm

Posté par gwmdjpp à 16:10 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 juin 2009

Décret:l'accessibilité de personnes handicapées à un logement existant...

Décret n° 2009-723 du 18 juin 2009 relatif à la procédure de dérogation visant à autoriser les travaux nécessaires à l'accessibilité de personnes handicapées à un logement existant
        http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020763752&dateTexte=&categorieLien=id

Posté par gwmdjpp à 10:34 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 juin 2009

Décret obligation d'emplois des travailleurs handicapés, même stagiaires!...

Décret n° 2009-641 du 9 juin 2009 relatif à l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés, mutilés de guerre et assimilés dans l'effectif des entreprises

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020719332&dateTexte=&categorieLien=id

Posté par gwmdjpp à 16:10 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 juin 2009

AAH +cumul avec les revenus d'une activité professionnelle

Question N° : 45561 de Mme   Poletti Bérengère ( Union pour un Mouvement Populaire - Ardennes ) QE
Ministère interrogé : Solidarité
Ministère attributaire : Solidarité
Question publiée au JO le :  31/03/2009  page :  3038
Réponse publiée au JO le :  26/05/2009  page :  5166
Rubrique :  handicapés
Tête d'analyse :  allocation aux adultes handicapés
Analyse :  cumul avec les revenus d'une activité professionnelle
Texte de la QUESTION :

Mme Bérengère Poletti attire l'attention de Mme la secrétaire d'État chargée de la solidarité sur la problématique de l'accès à l'emploi des personnes handicapées. Dans son rapport annuel 2008, le Médiateur de la République relèvent certaines incohérences qui génèrent des obstacles importants au retour à l'emploi des personnes handicapées. Bien que la loi de finances pour 2009 ait mis fin à la condition d'inactivité minimale d'un an exigée pour pouvoir percevoir l'allocation aux adultes handicapés (AAH), le Médiateur de la République constate que l'augmentation de la rémunération perçue par des travailleurs handicapés dans des établissements ou services d'aide au travail (ESAT), et consécutive à l'augmentation du SMIC, peut conduire à une baisse de leurs ressources globales en raison d'une diminution de leur AAH qui peut être plus importante que l'augmentation perçue. Parallèlement, l'ensemble des aides publiques (prime à l'insertion, prime à l'embauche, etc.) se confond avec les aides servies par l'AGEFIPH. Le Médiateur de la République considère donc qu'il est nécessaire d'évaluer ces aides pour les simplifier et assurer un même niveau de ressources minimales à toutes les personnes handicapées. Elle souhaiterait connaître ainsi les solutions qu'elle entend apporter à ces recommandations.

Texte de la REPONSE :

L'attention de Mme la secrétaire d'État à la solidarité a été appelée sur les obstacles en matière d'insertion professionnelle des personnes handicapées relevés par le Médiateur de la République dans son rapport annuel 2008. Depuis l'entrée en vigueur de la loi du 11 février 2005, le nombre de demandeurs d'emploi handicapés a baissé de 8 %. Près de 110 000 personnes sont en effet recrutées chaque année. Quant aux sanctions financières imposées aux entreprises publiques et privées qui ne respectent pas l'obligation d'emploi de 6 % de travailleurs handicapés, elles ont permis à l'association de gestion du fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées (AGEFIPH) et au fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) de collecter, en 2007, 740 millions d'euros. Malgré la loi du 10 juillet 1987, complétée par la loi du 11 février 2005, d'importants obstacles au retour à l'emploi des personnes handicapées subsistent encore. C'est la raison pour laquelle la loi de finances pour 2009 a supprimé la condition d'inactivité d'un an prévue pour les personnes handicapées dont le taux d'incapacité est compris entre 50 et 79 % en matière d'accès à l'allocation adulte handicapé : de cette manière, en effet, les personnes handicapées qui acceptent des emplois de courte durée au cours de leur parcours de réinsertion professionnelle ne sont pas pénalisées par une suppression totale de leur allocation. Par ailleurs, le Gouvernement entend conduire une politique d'amélioration des conditions de cumul entre salaire et allocation, afin que l'accès à l'emploi ne se traduise plus par une diminution immédiate de l'allocation. Ainsi, allocation et salaire pourront être cumulés de façon intégrale pendant les six premiers mois suivant l'accès à l'emploi ; après cette période, les personnes handicapées pourront cumuler de façon pérenne leur salaire et une AAH partielle, calculée en fonction d'un abattement unique sur les revenus d'activité. Enfin, il a été confié à un groupe d'experts supervisé par l'inspection générale des affaires sociales une mission sur l'employabilité des personnes handicapées ; ses conclusions devraient être remises pour l'été 2009. Cette notion permettra désormais de distinguer les personnes handicapées non plus en fonction de leur taux d'incapacité supérieur ou non à 80 % mais selon leurs capacités réelles ou non à travailler, afin de pouvoir mieux les orienter. Par ailleurs, le Médiateur de la République fait état dans son rapport du cas de certains travailleurs handicapés exerçant en établissements et services d'aide par le travail qui ont vu diminuer leur salaire du fait du cumul de leur rémunération garantie avec l'AAH. Il apparaît que ce n'est pas le dispositif de cumul lui-même qui conduit à des discriminations de ressources, mais le décalage dans la période retenue pour les revenus de référence. C'est pourquoi, dans le cadre de la réforme de l'AAH annoncée lors de la conférence nationale du handicap le 10 juin 2008, il est prévu d'actualiser le montant de l'AAH trimestriellement en fonction des revenus du trimestre précédent. Cette nouvelle modalité de calcul va ainsi permettre d'ajuster plus vite le montant de l'AAH à l'évolution de la situation des bénéficiaires. Enfin, le Médiateur de la République estime qu'il est nécessaire d'évaluer et de simplifier les aides au poste, qu'elles soient publiques ou versées par l'AGEFIPH. Il est actuellement envisagé l'harmonisation des aides existantes de l'AGEFIPH et des pouvoirs publics, en particulier en ce qui concerne les travailleurs handicapés sortant d'un ESAT.

Posté par gwmdjpp à 17:08 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 juin 2009

logement social :handicapés. conditions d'attribution

13ème législature

Question N° : 15045 de M.   Gremetz Maxime ( Gauche démocrate et républicaine - Somme ) QE
Ministère interrogé : Travail, relations sociales et solidarité
Ministère attributaire : Logement et ville
Question publiée au JO le :  22/01/2008  page :  466
Réponse publiée au JO le :  17/06/2008  page :  5224
Date de signalisat° :  10/06/2008 Date de changement d'attribution :  26/02/2008
Rubrique :  logement
Tête d'analyse :  logement social
Analyse :  handicapés. conditions d'attribution
Texte de la QUESTION :

M. Maxime Gremetz attire l'attention de M. le ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité sur l'attribution de logements sociaux aux personnes en situation de handicap. La loi n° 2000-1208 relative à la solidarité et au renouvellement urbain concernant la surface hors d'oeuvre des constructions notamment dans son article 50 alinéa 3 prévoit des décrets d'application fixant « les conditions dans lesquelles sont déduites les surfaces de planchers supplémentaires nécessaires à l'aménagement et à l'amélioration de l'habitabilité des logements destinés à l'hébergement des personnes handicapées ». Dans cette loi à l'article 55 il est précisé même exigé que 20 % de logements sociaux doivent être construits sur les communes de plus de 5 000 habitants. Or les personnes en situation de handicap ou ayant à charge une personne handicapée n'ont pas de pourcentage de logements sociaux obligatoire. Ce qui implique qu'il n'y a pas d'obligation de leur construire des appartements accessibles. En 2001 la loi n° 2001-1247 visait à accorder dans l'attribution des logements sociaux une priorité dans le cas de personnes en situation de handicap ou ayant à leur charge une personne handicapée. Depuis 2001 aucun décret. Alors comment parler de droit opposable aux logements si les décrets de ces 2 lois ne sont pas promulgués. Il s'étonne de ce retard et lui demande de pallier cette lacune en promulguant dans l'urgence ces décrets.

Texte de la REPONSE :

Selon les termes de l'article 50-III de la loi du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU), un décret devait fixer les conditions dans lesquelles sont déduites les surfaces de plancher supplémentaires nécessaires à l'aménagement et à l'amélioration de l'habitabilité des logements destinés à l'hébergement des personnes handicapées. L'article précité n'a pas fait l'objet d'un décret d'application. Cependant, la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées renforce de manière significative les obligations en matière d'accessibilité et d'adaptabilité des logements neufs, et prévoit également d'appliquer des dispositions aux bâtiments d'habitation collectifs existants dans le cas où ceux-ci font l'objet de travaux. Ainsi, l'article 41 de ladite loi définit de nouvelles normes d'accessibilité des bâtiments en faveur des personnes handicapées qui s'appliquent obligatoirement à toutes les constructions à usage d'habitation, neuves ou existantes. Cependant, le présent article précise qu'elles ne sont pas obligatoires pour les propriétaires construisant ou améliorant un logement pour leur propre usage. Ces nouvelles normes d'accessibilité ont notamment fait l'objet du décret d'application n° 2006-555 du 17 mai 2006, dont l'article 10 prévoit une déduction systématique de cinq mètres carrés de la surface hors oeuvre nette, par logement (art. R. 112-2-f nouveau du code de l'urbanisme). Cette déduction concerne toutes les constructions respectant les règles relatives à l'accessibilité intérieure des logements aux personnes handicapées prévues, selon le cas, aux articles R. 111R. 111-18-6 ou aux articles R. 111-18-8 et R. 111-18-9 du code de la construction et de l'habitation. Elle est ainsi applicable à tous les bâtiments d'habitation collectifs et maisons individuelles neufs. Elle s'applique également à tous les bâtiments d'habitation existants faisant l'objet de travaux entraînant la création de surface hors oeuvre nette par extension ou changement de destination. D'autre part, la loi n° 2001-1247 du 21 décembre 2001 visant à accorder une priorité dans l'attribution des logements sociaux aux personnes en situation de handicap ou aux familles ayant à leur charge une personne en situation de handicap a modifié l'article L. 441-1 du code de la construction et de l'habitation pour ajouter à la liste préexistante une priorité dans l'attribution des logements sociaux en faveur de ces catégories de demandeurs. Ce texte prévoit une priorité pour une catégorie qu'il définit avec suffisamment de précision les personnes handicapées ou ayant à leur charge une personne en situation de handicap. Cette disposition était donc d'application immédiate, sans qu'il soit nécessaire de la préciser en partie réglementaire du code de la construction et de l'habitation, d'autant moins que l'article R. 441-4, en vigueur avant la loi du 21 décembre 2001, prévoit que les logements construits ou aménagés à destination des personnes handicapées leur sont attribués. Cependant, afin d'éviter toute ambiguïté et pour mettre en cohérence la partie réglementaire du code de la construction et de l'habitation avec partie législative, les dispositions de l'article R. 441-3 ont été modifiées par le décret n° 2007-1677 du 28 novembre 2007 relatif à l'attribution des logements locatifs sociaux, au droit au logement opposable et modifiant le code de la construction et de l'habitation, en son article 2. L'article R. 441-3, modifié par ce décret, dispose désormais que « les commissions d'attribution (...) procèdent à l'attribution des logements (...) au bénéfice, notamment, des demandeurs prioritaires définis aux articles L. 441 », parmi lesquels les personnes handicapées. Ces textes réglementaires ont fait l'objet d'une large concertation avec l'ensemble des acteurs des domaines de la construction et du logement et avec de nombreux représentants des associations de personnes handicapées, et ont été soumis à l'avis du Conseil national consultatif des personnes handicapées. Ces dispositions vont dans le sens d'un plus grand confort d'usage pour les personnes handicapées comme pour celles souffrant de difficultés de déplacement et notamment les personnes âgées. Par ailleurs, dans le cadre de la réhabilitation du parc social et privé, des dispositions particulières d'aides financières en faveur des personnes handicapées ont été adoptées. Le législateur n'a pas souhaité voir adoptée une approche en termes de quotas de logement totalement accessibles, mais a opté pour un ensemble de mesures incitatives. Tout d'abord, le décret n° 2001-336 du 18 avril 2001 a porté le taux maximal de la prime à l'amélioration des logements à usage locatif et occupation sociale (PALULOS) à 40 % pour la réalisation de travaux d'adaptation du logement, dans la limite d'un plafond de dépenses de 13 000 euros par logement. Par ailleurs, l'article 2 de la loi n° 2001-1247 relative à la priorité dans l'attribution des logements sociaux aux personnes en situation de handicap institue une déduction de dépenses engagées pour l'accessibilité et l'adaptation des logements aux personnes handicapées sur le montant de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) versée par les organismes HLM. Cette mesure fiscale, élargie par la loi du 11 février 2005 aux sociétés d'économie mixte, permet aux bailleurs de récupérer a posteriori les montants de TFPB acquittés aux services des impôts. Enfin, la loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable (DALO) et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale, précisée par le décret n° 2007-1677 du 28 novembre 2007, prévoit que le droit à un logement décent et indépendant est garanti par l'État et s'exerce par un recours amiable devant la commission de médiation, puis, le cas échéant, par un recours contentieux devant le tribunal administratif. Depuis le 1er janvier 2008, la commission départementale de médiation peut être saisie par les personnes correspondant à l'une des situations mentionnées au deuxième alinéa du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation (CCH) : il en est ainsi notamment lorsque le « demandeur [...] présente un handicap ou s'il a au moins une personne à charge présentant un handicap ».

GDR 13 REP_PUB Picardie O

Posté par gwmdjpp à 20:32 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Bilan de l’application de la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes ha

Bilan de l’application de la loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées

Mar di 2 juin 2009

http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2008-2009/20090256.asp#P51_2858

Posté par gwmdjpp à 12:44 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 juin 2009

Décrets:Travailleurs handicapés

  Décret n° 2009-641 du 9 juin 2009 relatif à l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés, mutilés de guerre et assimilés dans l'effectif des entreprises
        http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020719332&dateTexte=&categorieLien=id

   Décret n° 2009-642 du 9 juin 2009  relatif à l'aide au poste au titre des travailleurs handicapés employés dans une entreprise adaptée
        http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000020719346&dateTexte=&categorieLien=id

Posté par gwmdjpp à 15:21 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 juin 2009

Deux frères handicapés « logés comme des chiens »


Le châtelain laissait deux locataires d'une de ses maisons, deux frères handicapés, « vivre là où on n'aurait pas laissé des chiens » : « Oui, mais vu le petit loyer qu'ils payaient »...

Monsieur devrait s'appeler Monseigneur, car, à la barre du tribunal mercredi, il se trouve bien bon : « Je l'ai fait par charité ». Le baron Henri, 83 ans, les cheveux blancs brillant sur un visage bien portant, est vraiment très bon. Depuis les fenêtres de son château, aux portes de Moulins, il pouvait voir la masure en ruine qu'il louait à deux frères handicapés : « Oui, mais vu le loyer qu'ils payaient ».

Et puis, c'est de leur faute à ces deux quinquagénaires dont les parents habitaient déjà là lorsqu'ils étaient les métayers du baron :

« Quand j'ai voulu faire venir un maçon pour faire des travaux, ils n'ont pas voulu débarrasser. Ils en empilaient des choses. Jusqu'au plafond ! »

Le président de l'audience lui a fait préciser : « Vous l'avez fait venir quand ce maçon ? » Le baron a froncé les sourcils pour fouiller sa mémoire :« Oh, vingt ans peut-être. »

« Ils se lavaient dans la rivière d'à côté et se servaient de l'écurie en guise de toilettes »

Des dizaines d'années que les deux frères vivaient dans un taudis, a souligné le juge :

« Le maire de la commune n'est pas mal non plus dans son genre. Il admet qu'il savait, mais il n'a rien fait. Il a fallu que l'un des deux frères se fasse hospitaliser pour qu'il raconte où il vivait et que les gendarmes se rendent sur place ».

Le constat de la brigade est édifiant : « Des trous dans la toiture, des huisseries qui laissent passer le vent, pas de chauffage, juste une cuisinière à bois au milieu de la pièce, pas de sanitaires, pas d'eau chaude. Ils se lavaient dans la rivière d'à côté et se servaient de l'écurie en guise de toilettes ».

« Petite retraite de la MSA »

Le baron a rectifié : « Ah si, ils avaient l'eau dans l'écurie, je l'avais fait mettre quand il y avait les bêtes. » Une autre magistrate a relevé : Mais vous savez pourquoi vous êtes là ? Vous avez conscience qu'on n'aurait même pas laissé des chiens dans ce bâtiment ? ! »

Il a répété : « Ils voulaient pas débarrasser l'intérieur ». Le prévenu avait pourtant les moyens d'investir car, quand il a pleurniché sur sa « petite retraite de la MSA », le président de l'audience l'a repris : « Mais vos domaines vous rapportent 80.000 € par an ! »

« Bien sûr que ce n'était pas des conditions de vie décentes », a concédé son avocate, Me Cluzy : « Mais il n'y avait rien d'intentionnel ». Justement, pour la défenseure des victimes, Me Micallef, le fait qu'il ait l'air de trouver la situation naturelle est inquiétant : « J'espère que cela servira d'exemple parce que j'ai peur que dans nos contrées on trouve d'autres barons qui profitent de leurs métayers ».

« On se retrouve cent ans en arrière »

« On a l'impression de se retrouver cent ans en arrière », pour le procureur Thierry Griffet. Le tribunal a suivi ses réquisitions en condamnant le propriétaire à un an de prison avec sursis, 5.000 € d'amende et 4.000 € de dommages et intérêts.

http://www.lamontagne.fr/editions_locales/moulins/deux_freres_handicapes__loges_comme_des_chiens_@CARGNjFdJSsHFhICAhs-.html

Posté par gwmdjpp à 17:22 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 juin 2009

CJCE discrimination: parents d'enfant handicapé

Pour la première fois, et par un arrêt du 17 juillet 2008, la Cour de justice des

Communautés européennes a consacré l’interdiction de discrimination « par ricochet » enSon employeur aurait notamment refusé,Ce traitement discriminatoire et le harcèlement qu’elle

considérant que l’application de la directive européenne du 27 novembre 2000, portant

création d’un cadre général en faveur de l’égalité de traitement en matière d’emploi

et de travail, n’est pas limitée aux seules personnes handicapées, et peut être

invoquée par la mère d’un enfant handicapé, victime de discrimination et de harcèlement

sur son lieu de travail du fait du handicap de En l’espèce, il s’agissait d’une secrétaire juridique,

salariée dans un cabinet d’avocat au Royaume-Uni, qui s’est estimée victime d’un

licenciement implicite et d’un traitement moins favorable que celui réservé aux autres

employés du fait qu’elle avait la charge principale de son enfant handicapé auquel elle

prodiguait l’essentiel des soins nécessaires.

lors de son retour de congé maternité, de la réintégrer dans l’emploi qu’elle occupait

et de lui accorder une souplesse horaire pourtant consentie à ses collègues, parents

d’enfants non handicapés.

aurait subi l’auraient ainsi conduite à accepter une mise au chômage volontaire et, donc,

la . n de son contrat de travail. La Cour, saisie de questions préjudicielles, a

dû déterminer si la directive invoquée, ayant pour but de lutter contre toutes formes de

discrimination, notamment celles fondées sur le handicap, doit être interprétée comme

étant limitée aux seules personnes handicapées, ou si elle protège, de la même manière,

les personnes victimes de discriminations en raison de leur relation avec une personne

handicapée. Dans cette affaire, la Cour a jugé que « lorsqu’un employeur traite un employéposée par la directive en

n’ayant pas lui-même un handicap de manière moins favorable qu’un autre employé ne

l’est, ne l’a été ou ne le serait dans une situation comparable, et qu’il est prouvé que

le traitement défavorable dont cet employé est victime est fondé sur le handicap de son

enfant, auquel il dispense l’essentiel des soins dont celui-ci a besoin, un tel traitement

est contraire à l’interdiction de discrimination directe »

cause, de même qu’est interdit tout comportement indésirable constitutif de harcèlement indirect.

posée par la directive en cause, de même qu’est interdit tout comportement

indésirable constitutif de harcèlement indirect.

Un arrêt de la CJCE pour protéger les victimes de discriminations « indirectes »

« lorsqu’un employeur traite un employé n’ayant pas lui-même un handicap de manière

moins favorable qu’un autre employé ne l’est, ne l’a été ou ne le serait dans une

situation comparable, et qu’il est prouvé que le traitement défavorable dont cet employé

est victime est fondé sur le handicap de son enfant, auquel il dispense l’essentiel des

soins dont celui-ci a besoin, un tel traitement est contraire à l’interdiction de discrimination

directe »

http://www.mediateur-republique.fr/fic_bdd/pdf_fr_fichier/1243589845_Le_Mediateur_47_P05-06.pdf

Posté par gwmdjpp à 17:18 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »